XXIV – Maître Hyboo

XXIV – Maître Hyboo

 

Les compagnons traversent une succession de cavernes, portant des traces d’activité. Des restes de repas, posés à terre sur de petits plateaux de bois. Des literies rudimentaires de paillasse et tissu, maculées de gras et de sécrétions corporelles. Des outils, pioches, pelles, pics de métal. Cela ressemble au logis de quelques créatures intelligentes, pas très évoluées, et pas très grandes.

« Ça sent l’gob. » lâche Poing-Tonnerre.

« Putain ouais. » confirme Aigle-Tempête.

Les compagnons ralentissent. Les gobelins sont des lointains cousins des orks, mais en plus petits et moins costauds. Assez inoffensifs, mais mieux vaut rester prudents. Peut-être vont-ils pouvoir demander leur chemin ?

Mantisss les attend dans le couloir principal, à l’entrée d’une galerie latérale creusée à la taille des gobelins. Le couloir continue, tandis que les galeries se multiplient sur les côtés, laissant échapper le tumulte d’une activité minière. Hormis l’insectoïde, seuls Phoebos et Garulo seraient assez petits pour passer par les tunnels, mais il n’en est pas question. Œil-de-Feu caresse la tête de Mantisss, qui passe sous forme éthérée, puis repart en éclaireur dans le tunnel exigu.

« Va ma toute belle, montre-moi ce que tu vois. »

Le chaman abaisse les paupières, et se concentre pour garder le contact avec son familier. Au début il reste totalement de marbre, droit et figé comme une statue, les deux mains agrippées au manche de son bâton. Les secondes s’écoulent Le reste de la troupe attend les informations qu’il pourrait leur transmettre. Soudain le chaman fronce les sourcils, tout en gardant les yeux fermés.

« Alors ? Alors ? Alors ? Cé koi ? Du monde à dérouillé ? Ou dé potos pour s’faire payé dé kanons ? Ça s’ré kool, mouais mouais ! » s’enthousiasme Ours-Agile.

« Hum, rien de tout ça. Mantisss voit des gobelins albinos, à la peau blanchâtre et aux yeux rouges. Des mineurs, comme on pouvait s’y attendre. Ils sont nombreux, creusant sans relâche les parois de roche, à la recherche de gemmes étincelantes.  Hum… attendez. Il y a des créatures plus grosses… Des ogres ! »

« Wooo purée on va s’lé faire ! » murmurent les autres orks.

Poing-Tonnerre caresse la tranche acérée de son énorme hache, un sourire carnassier sur les lèvres. Ours-Agile bondit de joie, tout en commençant à dérouler la chaîne de son fléau. Aigle-Tempête pose le doigt sur le cran de sécurité de son fusil à pompe. Imitant les orks, Kharn brandit sa masse cloutée, et Garulo sautille joyeusement d’un pied sur l’autre, les bras levés. Malgré quelques nausées post-traumatiques, les effets de la drogue Giromitras Gigas semblent complètement dissipés chez les gamins. Phoebos et Souffle-Dragon restent plus tempérés dans leurs réactions, comme à leur habitude. Le chaman calme ses troupes d’un geste de la main, les yeux toujours fermés.

« Attendez. Les ogres sont vraiment bien armés… et assez tranquilles pour le moment. Pas besoin de les provoquer et d’attiser inutilement leur colère, nous pourrions y laisser des plumes. Ou des poils… Par contre, les gemmes peuvent valoir le coup. Essayez d’en récupérer quelques-unes au passage. Bon… On va tenter de se la jouer discret. »

Œil-de-Feu rouvre les yeux. Balayant ses compagnons du regard, il pousse un soupir, puis sourit avec philosophie.

« Enfin… Aussi discrets que possible… C’est bien compris ? »

Tous les autres hochent la tête en signe d’assentiment, faisant tinter le fatras métallique de leur équipement. Le chaman marmonne quelques mots, dessine quelques symboles cabalistiques de ses doigts ridés, et le silence retombe aussitôt sur le groupe. Mantisss rejoint le groupe, et part via le couloir central. Poing-Tonnerre s’avance derrière elle, le bruit de ses pas étouffé magiquement, silencieux malgré sa lourde armure de plates. Les compères progressent lentement, pouffant sans bruit, comme une bande de gosses qui prépareraient une bonne blague. Au passage ils essaient de déloger quelques pierres précieuses de la roche, mais les gobelins ont déjà fait razzia sur la majorité du filon.

Le couloir principal continue sur quelque distance, puis débouche sur une grotte de bonnes dimensions, emplie d’avortons surexcités qui courent dans tous les sens. La plupart tiennent des pioches, marteaux, burins et autres outils précaires, et s’efforcent sans répit d’extraire les gemmes enchâssées dans la roche. D’autres portent des seaux, qui paraissent surdimensionnés en comparaison avec leur taille ridicule, et vont d’un groupe à l’autre pour récupérer le fruit du labeur collectif. Tous ont la peau extrêmement pâle. Leurs yeux rouges albinos brillent d’une résignation à accomplir leur tâche, mêlée d’une pointe de terreur.

Effectivement, lorsque l’une des faibles créatures s’écroule, épuisée, un gardien ogre ne tarde pas à la remarquer. Le mastodonte s’approche du malheureux, et tente de réveiller son ardeur à grands coups de fouets, beuglant des encouragements bestiaux. La victime hurle de douleur, chaque rossée lui arrachant de larges lambeaux de chair, mais ne se relève point. Ses compagnons d’infortune observent la scène du coin de l’œil, désespérés mais impuissants, emplis de la crainte de subir le même sort.

Lorsque toute trace de vie semble avoir quitté le pauvre gobelin, son bourreau ogre hausse les épaules, et reprend nonchalamment sa ronde.

Spectateurs de la scène, nos héros encaissent le coup avec plus ou moins d’empathie. Phoebos surtout, idéaliste et pacifiste comme on peut l’être à six ans et demi, est profondément choqué par la barbarie de l’ogre. Ce défoulement inutile du fort sur le faible gonfle son cœur de colère et de tristesse. Il pense pouvoir sauver la misérable créature s’il agit rapidement. Alors qu’il s’élance à son secours, une main se pose sur son épaule et le retient fermement. L’Enfant se retourne, le regard emplit de chagrin, de rage et d’incompréhension. Il voit le chaman, tout aussi peiné que lui, qui lui fait signe de se maîtriser. Le chaman laisse échapper une larme salée, qui coule de son œil sur la peau parcheminée de son visage, puis le long d’une de ses cicatrices rituelles.

« Reste calme. Il est déjà trop tard pour lui. Et nous ne pouvons pas tous les sauver. »

« Et pourquoi pas ? »

Phoebos le souhaite de tout son cœur. Au plus profond de son être, il se refuse de continuer en abandonnant les gobelins, malheureux esclaves, à leur triste sort. Sa conscience le lui interdit. Il en va même jusqu’à souhaiter que les gardiens les remarquent, lui et ses compagnons, rendant l’affrontement inévitable.

Son vœu est exaucé lorsqu’un petit gobelin blanchâtre, encore plus maladif que les autres, se retrouve face à eux juste à l’entrée du tunnel. D’abord paralysé par la stupeur, le nabot se met à sautiller nerveusement d’un pied sur l’autre.

« Attend ! Nous ne te voulons aucun mal ! » tente de lui faire comprendre Souffle-Dragon, la plus proche de lui à ce moment précis, en lui tendant la main.

Mais c’est sans compter sur la zone de silence qui entoure toujours le groupe, et fait que la tentative d’apaisement passe pour un geste agressif aux yeux du gobelin, plus habitué aux coups qu’à la compassion. L’albinos s’éloigne en gesticulant, les bras dressés dans les airs, brandissant sa petite pioche, et sort bientôt de la zone d’effet du sortilège. Un hurlement strident résonne dans la caverne, faisant se retourner plus d’une centaine de têtes minuscules et terrorisées dans leur direction.

Avant que les compagnons n’aient le temps de reculer, trois ogres en armure déboulent en pointant d’énormes flingues dans leur direction. Phoebos garde l’œil rivé sur l’un des canons. Il pourrait sans problème rentrer la tête dans la gueule de l’arme de gros calibre… Il se rappelle de sa dernière discussion avec Aigle-Tempête. Arrêter les balles ?…

« STOOP ZORKS ! VOU POUVÉ RIEN CONT’ NOUF’S ! »

« Hum… kombien tu paries, konnard ? » rétorque tranquillement Poing-Tonnerre, un large sourire en travers du visage, faisant un pas en avant pour protéger le reste du groupe.

Derrière lui, les autres orks affichent un air menaçant. Mantisss, furtivement accroché au plafond, pointe ses griffes acérées sur la nuque d’un des ogres.

Les gardiens ogres tiennent leur position, hésitant à ouvrir les hostilités. Alors qu’ils semblent sur le point de tenter leur chance, un raffut terrible fait s’agiter les esclaves derrière eux. Ce vacarme marque l’arrivée retentissante d’une haute silhouette de métal, dont les plaques d’acier crissent à chacun de ses lourds pas. Mais c’est surtout son arsenal impressionnant qui fait reconsidérer aux orks l’intérêt d’un éventuel combat.

Le robot de combat est suivi d’une créature plus petite, drapée de soieries rouges, de mépris et de suffisance, assise dans un fauteuil argenté flottant dans les airs. Alors que le nouvel arrivant leur fait face, les compagnons remarquent le plumage abondant qui recouvre sa grosse tête. La tête d’un hibou grand-duc, avec un œil barré d’une profonde cicatrice, remplacé par un globe rouge luisant.

« Un animalidé… » murmure Œil-de-Feu.

« Hoooo oui, un animalidé comme vous dites. Hoooo, à quoi diantre vous attendiez vous dans cette partie de Nahang’Hog, si près de Nahang’Huur ? » rétorque sèchement le hibou, qui s’exprime dans la langue commune, avec un accent racé.

« Mé cé koi ça… » tente Souffle-Dragon.

« SILENCE, misérables, c’est moi qui pose les questions ici, Hoooo ! C’est bien compris ? »

« GRRR… » répond Poing-Tonnerre en caressant de nouveau le fil de sa lame. Il est aussitôt imité par Garulo pour le grognement, dont c’est la grande spécialité, ainsi que par Kharn et Ours-Agile pour les mines menaçantes et l’étalage de leur potentiel offensif de négociation.

Le hibou recule au fond de son fauteuil, légèrement intimidé mais soucieux de ne point le laisser paraître. Il jette un œil au robot derrière lui et retrouve vite une contenance.

« AU TRAVAIL, vous autres ! » hurle-t-il à ses nuées d’esclaves insignifiants.

Les gobelins s’étaient arrêtés pour observer la scène, peu commune, et souffler un peu. Le fouet recommence à claquer, tandis que de nouveaux ogres en tenue de combat arrivent, surveillant les gobs du coin de l’œil et les compagnons du bout du canon.

« Bien. Voyons, Hoooo. Nous sommes entre gens civilisés, je présume. Je veux bien passer sur le fait que vous avez essayé de piller ma mine, Hoooo. Ainsi que sur le fait que vous effrayez mes employés et faites chuter leur productivité… »

« Ce ne sont pas des employés, ce sont vos ESCLAVES ! Vous n’êtes qu’un monstre… »

Une main verdâtre vient bâillonner Phoebos avant qu’il n’en dise plus.

« Hmmm, Hoooo ! Ce gamin est fort mal élevé. Surveillez vos paroles, jeune insolent, ou il pourrait vous en cuire ! Hoooo ! Je n’ai aucune leçon à recevoir de votre part quant à ma gestion du personnel ! Fort efficace, soit dit en passant… Où en étais-je, Hoooo ? Ah oui, je disais donc que j’étais prêt à passer l’éponge sur votre intrusion, à condition que vous acceptiez de me rendre un menu service. Rien de bien difficile, sans doute une simple formalité pour une bande de barbares sanguinaires comme vous, Hoooo. »

« Cé d’nous ki parle ? » demande Poing-Tonnerre, visiblement flatté, à l’oreille d’Aigle-Tempête.

« Et… quel serait donc ce service ? » se renseigne Œil-de-Feu.

« Très bien, Hoooo, je suis heureux que nous puissions nous entendre. C’est excessivement simple, comme je vous l’ai dit, Hoooo. J’ai simplement besoin d’une troupe en arme pour accompagner un chariot de marchandises en lieu sûr. »

« Kool, ça tombe bien, on a dé zarmes ! Mouais mouais ça va l’faire… »

« Heu… Cé koi la putain d’feinte ? »

« Monsieur l’ork, permettez-moi de vous dire que je vous trouve fort grossier, Hoooo ! Bel exemple pour ces enfants qui vous accompagnent… heu…enfin… pour ce drôle d’enfant elfe… ce grand bonhomme et… cette boule de poils… Hoooo, bref, vous m’égarez une nouvelle fois… Je vous prie de cesser vos questions, elles nous font perdre un temps précieux ! Signez-moi ça, et finissons-en avec cette affaire, Hoooo. »

Il appuie sur un accoudoir de son fauteuil, et un crépitement électronique se fait entendre à l’intérieur. Une série de feuilles imprimées sort d’une petite ouverture et atterrit directement dans les mains du hibou, qui les tend aux compagnons. Œil-de-Feu avance d’un pas pour récupérer les documents, mais le robot géant pointe instantanément tout son arsenal dans sa direction. Le chaman dénombre une dizaine de calibres surdimensionnés, sans doute capables de tous les réduire en poussière, et une bonne partie de Nahang’Hog dans la foulée…

« Approchez, Hoooo. Tenez. Un pour chacun de vous. »

Œil-de-Feu hausse les épaules, attrape les documents et les distribue à ses compagnons. Tous essayent de déchiffrer les lignes barrant les étranges feuilles imprimées. Kharn tient sa feuille à l’envers, sans comprendre de quoi il ressort, et quel intérêt peuvent porter ses amis à cette paperasse insignifiante. Garulo pour sa part, a tout simplement mangé le papier… Seuls Phoebos, Souffle-Dragon et Œil-de-Feu parviennent à lire sans encombre les termes du contrat, rédigé dans une variante du langage commun, de l’écriture belle mais torturée qui doit être celle de l’hibou-animalidé. Ils échangent un regard et réfléchissent, tandis que les orks terminent de déchiffrer laborieusement les dernières lignes.

 

MAITRE HYBOO, GERANT DE LA MINE N°343

FONCTIONNAIRE ASSERMENTE DE NAHANG’HUUR

DATE : AN 5007, Lune d’Espoir, 55e nuit, 17:73:46

OBJET : Contrat de livraison de marchandise – UTR 407

RENUMERATION : 2 % marchandise

SECURITE : Niveau 3

Signature de l’employeur :                Signature de l’exécutant :

 

« Heu… On a quelques questions. » avance prudemment le chaman.

« QUOI ENCORE ? HOOOO ! »

« Heu, tout l’début, la date, cé okay, mé cé koi Nahang’Huur ? » tente Souffle-Dragon, curieuse.

« Une cité souterraine… On en a pas parlé l’autre soir ? » lui glisse Œil-de-Feu.

« Hoooo, madame, sachez tout d’abord que votre ignorance ne m’inspire que mépris. Mais je daigne utiliser de ma précieuse salive pour vous répondre. Nahang’Huur est la merveilleuse cité bâtie quelques centaines de mètres au-dessus de nos têtes, Hoooo, et votre objectif pour la livraison. Son nom signifie le Joyau des Profondeurs dans notre langue. Il est évident qu’elle émerveillera vos yeux barbares lorsque vous la verrez, Hoooo ! »

« Et… UTR 407 ? »

« Unité de Transport Robotisé, 407e convoi pour Nahang’Huur depuis l’ouverture de la Mine 343. Hoooo. Dont vous êtes l’escorte, et que voici. »

Maître Hyboo désigne une boîte de conserve bipède qui s’avance vers eux en grinçant, minuscule à côté de l’imposant robot-gardien. D’innombrables gemmes tintent contre les parois métalliques interne de cet étrange réceptacle.

« Ho put… zut de zut ! Je r’konné la bête, cé un vieux modèle Trash-T4 ! » s’exclame Aigle-Tempête.

« Je vois que monsieur est connaisseur, Hoooo. Ce modèle n’est pas armé, et c’est là que vous intervenez. Je n’ai aucune nouvelle de l’équipe partie la dizaine dernière avec l’UTR 406, trois ogres bien équipés pourtant, Hoooo. Et même les gobs que j’ai envoyés en reconnaissance ne sont pas revenus. Je compte sur vous pour tous les retrouver, les punir, et finir le travail correctement. »

« Et kezako… sécurité 3 ? »

« Bah wéééé, cé koi c’truk ? »

« Cessez de m’importunez, Hoooo ! SIGNEZ, ET DISPARAISSEZ ! Le robot-gardien vous montrera le chemin. »

Une plume à la pointe délicatement encrée apparaît devant chaque compagnon qui tient encore un contrat. Le chaman trace quelques lignes, et dessine un œil stylisé entouré de flammes. Les autres orks tentent une figure de style du même genre, avec plus ou moins de succès. Phoebos hésite, puis l’inspiration vient. Il contemple son œuvre, très satisfait : Lune couronnée de Stormanea. C’est la première image qui lui est venue à l’esprit, s’imposant à lui comme une évidence.

Les plumes s’envolent, puis les contrats, pour réapparaître entre les serres de Maître Hyboo. Celui-ci les fait défiler en un éclair devant ses yeux impitoyables, puis ils disparaissent dans un flash éblouissant.

« Bonne chance à vous, Hoooo ! Ne me décevez pas. »

Le hibou leur adresse un dernier signe de tête, et part vaquer à ses nombreuses autres occupations. Le robot-gardien raccompagne les compagnons jusqu’à la sortie, au son des grincements de ses articulations de métal, et du grondement de ses pas pesants. Poing-Tonnerre pense un instant à désosser la créature de métal, mais l’appel du défi et du gain est le plus fort.

Alors qu’ils ont fait quelques pas dans le tunnel de sortie, Phoebos tourne la tête, le cœur gonflé d’amers regrets. S’il avait pu… Il aurait tant voulu délivrer les pauvres gobelins de leur triste quotidien. Au loin, il aperçoit un ogre qui fouette violemment une nouvelle victime. L’Enfant jette un œil vers ses compagnons qui s’éloignent, s’arrête et se saisit d’une pierre assez lourde. Il se concentre, et de toutes ses forces il projette la pierre en direction du tortionnaire. La pierre vole dans le tunnel, sur une trentaine de mètres. L’ogre est frappé à la tempe, et malgré la protection de son casque d’acier, lâche son fouet et s’effondre sur le sol, assommé. L’avorton en profite pour détaler sans demander son reste.

De ses yeux perçants, Phoebos distingue le filet de sang qui s’écoule sur la joue de l’ogre. Il regarde ses compères incrédules accourir à la rescousse. L’Enfant sourit tristement, et reprend sa route.

 

SUITE A VENIR 😉

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