XX – La voie du Chaman ¥

XX – La voie du Chaman ¥

 

Les compagnons se reposent près d’un cours d’eau souterrain. Chacun des nombreux ruisseaux parsemant le sous-sol est une véritable bénédiction, qui leur permet de boire, remplir leurs gourdes, et faire un brin de toilette. Conséquence de leur statut d’explorateurs souterrains, la notion d’hygiène acceptable est plus souple.

Phoebos sort de l’eau, qui ruisselle sur sa peau nue pâle et fragile, et vient se sécher auprès du feu. Souffle-Dragon s’y trouve déjà, coiffant sa longue chevelure de feu à l’aide d’un peigne en os. Les autres balourds jouent à s’éclabousser comme des gamins, riant à gorge déployée. L’Enfant fait mine de rassembler ses vieux vêtements, usés à l’extrême, déchirés, et toujours couverts de sang séché, mais Œil-de-Feu lui fait signe.

« Tu peux les laisser, Phoebos. Ils sont trop usés, tu n’en auras plus l’usage. J’avais gardé ces kelkes peaux pour me konfektionner une nouvelle kape, mais tu en as plus besoin ke moi. Prend ces nouveaux vêtements, je les ai fait pour toi. »

Le chaman lui tend quatre pièces de vêtements, faites de douce fourrure animale, fine et soyeuse. Le pelage est d’une couleur bleue assez claire, parcouru de reflets argentés. Le premier vêtement est un magnifique manteau muni d’une capuche, qui épouse parfaitement les contours du corps de Phoebos, en descendant au niveau des mollets. Le second est un pantalon lui couvrant le bas-ventre et les jambes, jusqu’aux chevilles. Enfin viennent les chaussons, pour ne plus aller pieds nus. L’intérieur comme l’extérieur sont d’une douceur remarquable, dégageant juste ce qu’il faut de chaleur pour l’exploration des cavernes souterraines, tantôt humides et froides, tantôt brûlantes – telles les plus récentes.

« Le manteau est peut-être un poil trop long. Hum… non, ça ira. Tiens, cette lanière te cuir te servira de ceinture. Laisse-moi t’aider. »

Phoebos se laisse faire en silence, sous le coup de l’émotion. Enfin il adresse des remerciements timides mais sincères au chaman, son mentor et ami. Il a rarement eu l’occasion de recevoir de tels présents, et cela lui réchauffe le cœur. Œil-de-Feu allume sa pipe et lui renvoie son sourire.

« Cette fourrure provient d’un renard bleu des montagnes d’Orkalia. Je l’ai trouvé agonisant lors d’une patrouille dans les hauteurs enneigées, à l’orée d’un bosket de sapins bleus poussant au kreux de nos kontrées montagneuses. Abattu par l’ennemi, juste pour le plaisir. C’était pendant la guerre… si proche mais si lointaine maintenant. J’ai aidé son âme à rejoindre le paradis des renards, et il m’a fait don de son pelage. Ainsi il n’est point mort en vain. »

« Merci. De tout cœur, merci, Œil-de-Feu. »

« J’ai également kelke chose pour ton frère, une peau d’ours des roches. Juste une sorte de pagne, de koi se kouvrir les roustons. A le regarder ça devrait lui suffire… Toujours la kékette à l’air… »

Kharn nu et ruisselant se gratte les couilles, avec une absence de pudeur toute naturelle chez lui. Malgré son très jeune âge, quelques poils commencent à y pousser, ainsi que sur son torse musclé. Il fait une mine surprise et ravie, s’approche et reçoit avec précaution le pagne d’épaisse fourrure sombre couleur de terre. Il le retourne dans tous les sens, grogne quelques remerciements, et enfile son nouveau slip avec la maladresse caractéristique de ce grand corps pataud. La peau d’ours lui sied à ravir, le faisant ressembler à un guerrier barbare des légendes oubliées.

« Pour Garulo il a déjà assez de fourrure komme ça, pas besoin d’en rajouter pour le moment. »

Le petit singeloup se roule à terre, se contorsionne, se gratte à l’aide de ses ongles, qui commencent à peine à se transformer en griffes. Son poil gris se couvre de poussière, puis il replonge dans l’eau en grognant de plaisir, arrosant les orks alentour. Quelques mèches blanches lui barrent le front et les tempes, ultime souvenir du massacre de sa propre tribu, et du traumatisme associé.

 

« Œil-de-Feu. S’il te plaît, parle-nous encore des merveilles d’Orkalia, et des Montagnes Bleues. »

Le chaman tourne la tête vers Phoebos, avec un sourire triste. Dans ses yeux se lisent une grande mélancolie, comme si certaines blessures à l’âme ne s’étaient jamais refermées.

« Bien, si tu le désires. Le moment est venu. »

Souffle-Dragon s’assoit auprès d’eux, et caresse son okarina du bout des lèvres. Les notes qu’elle a choisies sont graves, profondes, et touchent le cœur de l’auditoire. La mélancolie qui se dégage de cette mélodie accompagne à merveille l’histoire du chaman. La tonalité lyrique qu’il emploie fait oublier son léger accent. Il a beaucoup gagné en maîtrise de la langue commune, au contact de Phoebos. Sa voix est douce, chantante, mais laisse transparaître une pointe de douleur bien ancrée en lui, rajoutant d’autant plus à la beauté de son récit :

« Je vous ai déjà conté les terribles batailles qui se déroulèrent dans la Pleine de Sang, lors de la grande guerre contre Abjectalia, et les guerres précédentes. Je vous ai déjà conté l’histoire de la Grande Forêt Saavage, et des cités sylvestres perdues dans les hauts branchages. Je vous ai déjà conté la chute du Kœur d’Orkalia, notre capitale, située au centre parfait de nos terres bien-aimées, à la frontière des différents domaines. Et nous avons versé quelques larmes, s’ajoutant à toutes celles déjà versées.

Mais si je vous ai peu parlé des étendues montagneuses d’Orkalia, c’est que leur histoire est trop intimement liée à la mienne, et que mon cœur saigne encore en y pensant. Pourtant je souhaite partager la mémoire de ces instants de bonheur, ces instants de tristesse, et vous faire découvrir les paysages enchanteurs que j’ai tant aimés. »

Le chaman marque une pause, et rallume sa pipe.

« Il était une fois Tenebrae, et ses nombreuses chaînes de montagnes. Et il était une fois les Montagnes Bleues, entourant le haut Mont Azuréos en bordure nord du domaine d’Orkalia, puis se prolongeant à l’est jusqu’au désert du Zaahar. Leur nom provient de la couleur des roches d’azurite, cristallines et bleutées, couleur qui est aussi celle des variétés végétales poussant à leur voisinage. La neige et la glace recouvrent ses plus hauts sommets, dévalent leurs pentes abruptes mais pleines de vie.

De toute mon existence, j’ai rarement connu de choses aussi belles que la neige bleue des Montagnes sous la lumière de Lune Harmonie. Lorsque mille rayons de Lune tombent du firmament, teintées de mille nuances azurées, touchent le sol et font scintiller chaque flocon de neige, chaque cristal de roche, chaque arbre, chaque animal… On voudrait que le temps s’arrête. Et que ce paradis bleu existe pour toujours. »

Un nouveau voile de mélancolie passe dans le regard d’Œil-de-Feu.

« Lorsque j’étais enfant, à peu près votre âge, j’allais souvent me promener aux pieds des Montagnes Bleues, accompagnant mes parents, mes frères et sœurs. Comme j’avais plus d’affinité avec la nature, qu’avec les armes et le combat, père et mère me placèrent en apprentissage auprès des Maîtres Chamans. Un grand nombre de Maîtres erraient de par le monde, mais revenaient souvent au Cœur d’Orkalia pour se reposer, retrouver leurs racines, et partager le fruit de leurs découvertes.

Ainsi à l’âge de sept ans je rejoignis la Maison des Chamans, édifice ancestral situé au Cœur de la ville, débordant dans la Grande Forêt, plongeant dans les entrailles de la terre. On me fournit le gîte et le couvert, et on me prodigua de nombreux enseignements merveilleux. J’appris à connaître les forces de la nature, de l’âme, de vie et de mort. J’appris à ouvrir mon cœur et mon esprit aux énergies du cosmos et au souffle de vie qui parcourent Tenebrea.

Une belle nuit de Lune Harmonie, l’année de mes dix ans, vint le moment de quitter la Cité, et partir explorer le monde pour mettre à l’épreuve mon âme de chaman. Ma mère pleura cette nuit-là, émue de me voir grandir si vite, attristée par cette séparation, mais fière de mes progrès. Lors d’une cérémonie rituelle, le Grand Maître du Conseil Chaman m’indiqua mon objectif : le Mont Azuréos. J’embrassais mes parents, mes camarades, et partis vers le Nord.

La saison tempérée devait se terminer bientôt, mais Lune Harmonie baignait encore Tenebrae de ses rayons bleutés. Je commençais à gravir les pentes rocailleuses, bientôt remplacées par les immensités neigeuses des Montagnes Bleues. Le voile de poudre scintillante m’émerveillait tandis que nuit après nuit, jour après jour, je grimpais toujours plus haut vers les sommets. Le Mont Azuréos se dressait, toujours plus proche et plus majestueux Lorsque je me retournais dos à la pente, mon regard embrassait l’immensité d’Orkalia, et de terres plus lointaines encore. Les jungles de Baayos. La Plaine de Sang. Abjectalia la maudite. La Lande Foudroyée.

Je passais la nuit de Nouvelle Lune à l’abri des rochers, émerveillé par le déferlement de couleurs argentées, dorées, bleutées, écarlates et leur reflet étincelant sur l’immensité enneigée. L’atmosphère était saturée d’énergie, et je me gorgeais de cette agréable sensation. Je sentais le flot de mana, le Ki, déferler en moi, aiguisant ma conscience des arcanes. Les nuits et jours suivants sous Lune Neige, pour ne pas défaillir dans le froid et le vent croissants, je mettais en application le contrôle de l’élément Feu tel que me l’avaient appris mes Maîtres. Les premières tempêtes de la saison froide me ralentirent, mais j’atteignis enfin mon objectif, le pied du Mont Azuréos. Enfin je me mis en quête de mon nouveau Maître, assoiffé de connaissance et de pouvoir.

C’est lui qui me trouva le premier, alors que je frôlais la mort dans une tempête de neige particulièrement cruelle. Je marchais droit devant moi, cherchant désespérément un refuge, trébuchant sous les assauts blizzard soufflant en rafales puissantes. Soudain, je le vis, majestueux animal : le Bison Argenté. Son magnifique pelage scintillait d’une manière surnaturelle malgré l’avalanche de neige brouillant tout, et je ressentis son appel. Puis il disparut, et je m’élançais à sa poursuite. Je dus marcher encore longtemps dans la tempête, suivant sans répit la lumière argentée, avant de me retrouver devant l’entrée d’une caverne. De l’animal enchanteur, nulle trace.

Je soulevai les peaux de bêtes protégeant l’intérieur, et fut tout de suite submergé par la chaleur, et les senteurs agréables provenant du bout du couloir. Je m’avançai encore un peu, et soudain, je le vis : Bison Argenté. Droit, fort et sage, reposant dans son fauteuil couvert de fourrures, sa crinière argentée cascadant jusqu’au sol. Le Maître me regardait à travers ses fines lunettes de verre, un sourire au coin des lèvres. Son torse musclé était nu, et laissait transparaître ses tatouages magiques. A ses côtés étaient assis ses quatre apprentis, tous vêtus de peau, que je devais bientôt rejoindre.

A sa droite, Grizzly-Implacable, le plus expérimenté du groupe. A sa gauche, Blanche-Marmotte, la compagne de Grizzly. Puis Faucon-Tornade, un jeune chaman très doué. Enfin je la vis, et dès cet instant je la trouvais merveilleuse. Flocon-des-Neiges, à peine deux années de plus que moi, si belle et si fragile. Lors d’une cérémonie sacrée, Bison Argenté lut en mon âme, et me donna mon nom de chaman : Œil-de-Feu.

Nous vécûmes tous ensemble pendant cinq ans, à suivre l’enseignement de notre maître. Dans la grotte, sur les cimes enneigées, dans les entrailles de la terre, communiant avec la nature. Bison Argenté nous transmettait ses perles de sagesse, sa vision des rituels chamans, sa pratique de la magie élémentaire…

Grizzly-Implacable fut emporté en défendant nos frontières contre une bande de Géants de glace en maraude. J’avais à peine treize ans en ce temps-là, et sa perte nous fit pleurer à chaudes larmes durant de longues nuits. Ma première expérience avec la mort d’un être cher, et malheureusement pas la dernière.

Au final, je restais dix années au service de Bison Argenté. Dans les Montagnes Bleues, ou bien à parcourir le monde, revenant parfois à Orkalia. Voyageant seul, les premières années, puis accompagné… »

Le chaman marque une longue pause, visiblement très ému par les souvenirs remontant des profondeurs de son âme. Dans sa main à la peau verte et craquelée par le passage du temps, il serre l’un de ses pendentifs, représentant un flocon de neige bleu-argenté.

« Flocon et moi… tombèrent amoureux. Au bout de cinq ans d’amitié, puis de séduction adolescente, nous avons consommé le fruit merveilleux. J’avais alors quinze ans, et elle dix-sept. Je me souviens de cette Lune d’Amour… comme la plus belle nuit de ma vie. Nous avons passé toutes les années suivantes à parcourir Tenebrae. La Forêt Saavage, la Jungle de Baayos, le Delta du fleuve Nyl, les Montagnes Bleues, les Montagnes Noires. La belle Jaahakina… Le Grand Désert du Zaahar. Nous sommes allés jusqu’en Eldariel, les terres mythiques des Elfes, loin à l’Est, portés par les ailes de notre amour. Nous nous sommes aimés dans ces forêts, au bord de ces lacs, aux pieds de montagnes si hautes qu’en elles perçaient la voûte sombre d’Oreanos.

Mais nous étions là, de retour dans les Montagnes Bleues, le jour de Lune Sage où notre maître est mort, et que Blanche-Marmotte lui succéda.

Peu de temps après, les attaques des Orks Noirs et de leurs alliés reprirent, contre le royaume d’Orkalia. La princesse Gaërun, fille du Roi Harukh Torg, fût capturée par nos ennemis alors qu’elle dirigeait la construction de nouvelles fermes, en bordure de la Plaine de Sang. L’Ordre Berzerk voulut riposter sans perdre de temps, tandis que le Conseil Chaman préconisa une approche plus diplomatique, pour avoir une chance de sauver la princesse. Contrairement à ses habitudes, le Roi trancha en faveur de l’approche pacifiste. Il aimait tellement sa fille…

Une délégation pleine d’espoir fut envoyée au devant de nos ennemis, pour tenter de les apaiser, négocier la libération de la princesse, évoquer une possible réconciliation. La voie de paix, de la sagesse, comme je le pensais alors… Nos envoyés s’avancèrent la main tendue, mais furent tous massacrés, ou gravement blessés. Blanche-Marmotte était parmi eux, elle perdit un œil et un bras dans la bataille… La princesse Gaërun ne put être sauvée…

Cette nuit-là, je compris le fondement d’un des préceptes sacrés des premiers Rois : « Combattre le feu par le feu. ».

Avec Flocon-des-Neiges, nous assistèrent au grand rassemblement dans la Maison des Chamans. Le Conseil finit par aligner sa position avec celle de l’Ordre Berzerk, devant la recrudescence d’attaques aux frontières d’Orkalia.

Les décennies suivantes furent marquées par les combats réguliers contre les Orks Noirs, Ogres, Géants et Minotaures violant notre territoire. Puis plus rien pendant quelques saisons. Jusqu’à ce que les armées d’Abjectalia se massent dans la Plaine de Sang, comme je vous l’ai déjà raconté…

Marmotte, Faucon, Flocon et moi-même, avec plusieurs autres groupes de chamans, durent assumer la défense des Montagnes Bleues, face aux hordes d’Ogres et de Minotaures cherchant à attaquer Orkalia par le flan. Malheureusement nous étions trop peu nombreux… Nous avons lutté avec toutes nos forces, harcelant sans cesse les assaillants, dans une tentative désespérée pour entraver leur progression. Faucon-Tornade était fort et brave, mais il fut tué le premier, par un chaman Ogre aux terribles pouvoirs de destruction. Blanche-Marmotte fut la suivante à périr, mais elle parvint à emporter le monstre avec elle. Flocon-des-Neiges et moi durent nous replier, panser nos plaies et sécher nos larmes avant de reprendre nos assauts désespérés.

Nous avons passé cette dernière nuit à consumer notre amour, unir nos corps meurtris, les apaisant par un millier de caresses. Nous savions que ce combat était perdu d’avance, que son issue serait probablement la mort, aussi nous avons fait le choix d’en profiter une dernière fois, pendant le plus longtemps possible. Nous aurions pu fuir lâchement, mais cela aurait signifié briser notre serment de chamans, et déshonorer nos noms devant l’Assemblée des Ancêtres, dans le monde des esprits. Flocon et moi sommes restés enlacés encore de longues heures, avant que les tambours et les chants de guerre des envahisseurs ne se fassent entendre. Puis nous nous sommes embrassés une dernière fois, avons fait appel à nos esprits les plus puissants, et nous sommes jetés dans la bataille.

Flocon déclencha une Avalanche de Givre, et moi une Tempête de Météores. Nous donnèrent le maximum, jusqu’au bout. Si notre rage anéantit de nombreux ennemis, nous ne parvinrent malheureusement pas à briser leur déferlante…

Nous fument vaincus et capturés par un champion Ork Noir et sa troupe de vétérans. Maudits soient-ils, à tout jamais… Sous mes yeux ils violèrent ma bien-aimée en riant aux éclats, tout en me torturant de leurs lames et leurs sortilèges. Une fureur terrible s’empara de moi… Alors que Flocon poussait son dernier soupir, je parvins à déclencher mon sortilège le plus puissant, l’Inferno, avec mes dernières forces. Le campement ennemi fut entièrement dévasté, mes bourreaux furent incinérés, et je perdis connaissance.

Je repris conscience le lendemain, et pleurais longuement près du corps calciné de mon amour, perdue à jamais. Le dernier souvenir qu’il me reste de Flocon désormais, se trouve toujours tendrement blotti contre mon cœur. C’est ce pendentif en Cristal de Lune, qu’elle a patiemment taillé pour moi pendant des années, et qui restera éternellement empreint de sa douceur.

Et cette nuit souterraine, alors que je vous conte ce récit du passé, tous ces souvenirs m’emplissent d’une profonde tristesse, mêlée à jamais à une douce mélancolie. Mais ces blessures sont encore trop vives, pour que… je ne puisse… retenir mes larmes. »

Le chaman éclate en sanglot, la main serrée sur son pendentif en forme de flocon. Tous ses compagnons versent une larme, ou pleurent chaudement, avec lui… Phoebos baisse la tête mais retient les siennes, comme il en a fait la promesse, si difficile à tenir… Mais son cœur saigne, et la colère fait bouillonner son Ki. Une étincelle de feu sacré s’allume en lui, dans les abysses de son subconscient. Une idée germe dans son esprit.

 

Supprimer le Mal. Supprimer la Guerre. Supprimer la Mort. Restaurer la Paix éternelle sur Tenebrae. Tel est mon Rêve le plus cher en cet instant : le règne de l’Amour pour tous les êtres vivants… qui en sont dignes.

Un Monde de Paix et d’Amour.

 

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